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27 juillet 2018 5 27 /07 /juillet /2018 16:21

1ere lecture : 2 R 4, 42-44 ; Ps 144 ; 2eme lecture : Ep 4, 1-6 ; Evangile : Jn 6, 1-15

Nous célébrons le dix-septième dimanche ordinaire B. Pendant cinq dimanche, la liturgie nous donne à entendre le chapitre 6 de l’évangile de saint Jean, commençant par la multiplication des pains et se poursuivant par le grand discours sur le « pain de vie » ; les premières lectures sont accordées à ces thèmes. La deuxième lecture, pour sa part, continue la proclamation de la lettre aux Ephésiens, donnant des enseignements précieux à tous les baptisés. La liturgie de ce dimanche nous invite à contempler le Seigneur qui prend soin de son peuple en lui donnant le pain dont il a besoin pour sa subsistance.

Le prophète Elisée dans la première lecture, nourrit le peuple en temps de famine. Il a foi en Dieu qui est proche de son peuple et qui vient à son secours aux jours difficiles. Cette foi vaudra la réalisation d’un miracle qui permettra la multiplication du pain afin que le peuple de Dieu ait du nécessaire pour sa survie. 

Jésus lui-même dans l’Évangile, après avoir enseigné la foule, prend soin de la nourrir en multipliant le pain provenant d’un jeune homme. Il ne se contente jamais d’enseigner et de nourrir seulement de la Parole de Dieu. Il est conscient des souffrances, des besoins et des misères véritables de ceux qui sont à sa suite et de toute l’humanité. Il n’hésite donc pas de faire quelque chose en leur faveur sans se laisser emporter par leur désir de le saisir et de faire de lui leur roi à cause de la nourriture passagère. Avant d’accomplir le signe de la multiplication du pain, il commence par rendre grâce à Dieu de qui vient toute chose puis il invite les disciples  à partager le pain reçu de Dieu et à recueillir les restes car nul n’a le droit de gaspiller les biens venants de Dieu. 

Comme le prophète Elisée et par la Suite Jésus-Christ qui ont besoin  du pain disponible pour le présenter à Dieu afin qu’il opère des miracles, Dieu aussi a besoin de notre contribution pour réaliser dans nos vies des signes. La grâce vient à la rencontre de notre nature. Nous avons des efforts à fournir afin que Dieu vienne à notre aide car notre salut ne saurait se réaliser sans notre participation. Nous devons donc croire qu’en Dieu tout est possible. Il n’y a en effet aucune situation de misère, de détresse, aucune difficulté qui puissent échapper à l’aide et à l’intervention divine. Mais nous avons un rôle indispensable à jouer en toute situation. Notre foi ne nous appelle pas à l’immobilisme, à la passivité. Au contraire elle est une invitation à œuvrer à temps et à contretemps pour que le Règne de Dieu se réalise en ce monde.

C’est pourquoi Saint Paul dans sa captivité nous exhorte, à travers sa lettre aux Ephésiens, à avoir le regard toujours tourné vers le Seigneur et de vivre en toute humilité, douceur, patience, unité, espérance, paix, tolérance avec les hommes car Dieu règne au-dessus de tous, par tous et pour tous. 

Tu protèges, Seigneur, ceux qui comptent sur toi ; sans toi rien n’est fort et rien n’est saint : multiplie pour nous tes gestes de miséricorde afin que, sous ta conduite, en faisant un bon usage des biens qui passent, nous puissions déjà nous attacher à ce qui demeure. Par Jésus le Christ notre Seigneur.

Père Bernard Dourwe, Rcj.

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20 juillet 2018 5 20 /07 /juillet /2018 19:27

 

1ere lecture : Jr 23, 1-6 ; Ps 22 ;  2eme lecture : Ep 2, 13-18 ; Évangile : Mc 6, 30-34

 

Nous célébrons le seizième dimanche ordinaire B. Dans les textes liturgiques proposés à notre méditation, le Seigneur se présente à nous comme le Bon Pasteur par excellence qui prend soin de ses brebis contrairement aux pasteurs humains infidèles qui ont abandonné les brebis.

 

Dans la première lecture, le prophète Jérémie dénonce l’infidélité de ces pasteurs choisi pour paitre le troupeau de Dieu mais qui l’ont abandonné à lui-même. Ils auront des comptes à rendre à Dieu parce qu’ils ont trompé sa confiance mais surtout à cause du mal qu’ils ont fait à son peuple. Dieu parce qu’il est le Bon Berger va lui-même prendre soin de ses brebis et les conduire vers le bon pâturage. Avec lui, les brebis n’auront plus jamais faim ni soif. Il veillera sur chacune d’elle. Il va susciter dans la descendance de David, un pasteur selon son cœur. Cette promesse se réalisera avec Jésus Christ le Bon pasteur qui viendra ramener dans le bercail toutes les brebis égarées et dispersées, panser les brebis malades et conduire vers le bon pâturage les brebis du Seigneur.

 

Saint Paul, dans la deuxième lecture, nous invite à une louange  incessante à Jésus-Christ le Fils unique de Dieu qui nous a rachetés par sa mort sur la croix. Par son sacrifice expiateur, il a réconcilié les hommes entre eux. Lui le prince de la paix a aboli le mur de la haine qui séparait les juifs avec les païens. Il les réunit dans l’unité d’un même Esprit et les conduit ensemble à son Père. En lui, il n’y a plus de discrimination entre les hommes car tous sont sauvés et rachetés par son sang. Il en a fait un seul peuple, une seule nation, celle des enfants de Dieu. Nous devons donc désormais vivre comme les fils du Royaume de Dieu en éloignant de nous tout ce qui est signe de division, de discrimination et de haine.

 

Dans l’Évangile, après la mission des douze, Jésus-Christ les invite à se reposer. Mais la foule immense a tant soif et faim d’écouter la Parole de Dieu au point où le Christ est pris de compassion pour elle et se met de nouveau à l’enseigner. Lui le bon pasteur manifeste sans cesse sa compassion, son amour, sa miséricorde et sa tendresse envers les foules comparables aux brebis sans pasteurs. Comme un bon berger, Jésus mène, enseigne et guérit les foules. Il ne se lasse pas de les nourrir du pain de la Parole et entraine ses apôtres à renoncer au repos qu’il leur a lui-même proposé quelques instants auparavant. Il envoie encore aujourd’hui, ses disciples porter à d’autres foules, des paroles de consolation et de justice.

 

De nos jours, nous assistons dans nos différents milieux de vie au manque des ouvriers de la moisson, des pasteurs qui donnent totalement leur vie pour le salut des brebis du Seigneur. C’est pourquoi nous devons sans cesse prier le maitre de la moisson afin qu’il envoie des nombreux et saints ouvriers dans son abondante moisson. Nous devons également prier pour nos pasteurs afin qu’ils demeurent fidèles à leur mission de berger du troupeau de Dieu malgré leurs faiblesses et difficultés rencontrees. Et chacun de nous en fin dans ses multiples occupations doit travailler comme un bon ouvrier de la moisson.

 

Seigneur, Pasteur éternel, c’est toi qui viens à la recherche des brebis pour les conduire vers le bon pâturage. Nous te prions pour tous ceux que tu associes à la charge de paitre ton troupeau. Donne-leur toujours assez de zèle et d'abnégation pour qu’ils conduisent avec toi, dans la joie et la fidélité le peuple que tu as racheté par ta passion, mort et résurrection. Par Jésus le Christ notre Sauveur.

 

Père Bernard Dourwe, Rcj.

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12 juillet 2018 4 12 /07 /juillet /2018 21:42

Quinzième dimanche ordinaire B

1ere lecture : Am 7, 12-15 ; Ps 84; 2 eme lecture : Ep 1,3-14, Evangile : Mc 6, 7-13

Nous célébrons le quinzième dimanche du temps ordinaire B. A la suite du dimanche passé, les textes liturgiques proposés à notre méditation nous parlent de la vocation prophétique et ses difficultés dans la première lecture. Saint Paul à travers sa lettre aux Ephésiens rend grâce à Dieu le Père qui nous a choisi et béni en Jésus-Christ. Dans l’Evangile, Jésus envoie ses disciples en mission.

 

Dans la première lecture, le prophète Amos doit faire face à l’hostilité du peuple, des prêtres et du roi. Son message prophétique met mal à l’aise ceux-là qui prennent plaisir à vivre dans le péché et l’infidélité envers le Seigneur Dieu. Le prêtre Amazias, l’interpelle et lui demande d’aller prophétiser chez lui au Royaume de Juda loin d’Israël. Etre prophète n’est jamais le fruit d’une initiative personnelle. C’est dans l’accomplissement de ses taches comme bouvier que le Seigneur l’a choisi pour délivrer au peuple le message de conversion. Parce que ce message ne plaît pas à ses auditeurs, le prophète doit affronter le mépris de ceux-ci. Comme presque toujours, les hommes n’aiment pas qu’on leur dise la vérité sur leur être. Ils prennent plaisir à vivre dans le mensonge, l’infidélité et les péchés qui déplaisent à Dieu. Mais la parole de Dieu doit être annoncée malgré tout contre vents et marrées même au risque de notre propre vie.

 

Saint Paul dès le début de sa lettre aux Ephésiens rend grâce à Dieu le Père qui nous a aimés et bénis depuis la création. Son amour était immense pour nous à tel point qu’il nous donné son Fils Unique Jésus-Christ notre Sauveur. Jésus pour témoigner de cet amour immense s’est livré sur la croix afin que nous ayons le salut en abondance. A la suite du don reçu du Père, il nous a gratifiés de l’Esprit Saint pour que nous ayons le salut éternel. Notre vie doit donc être une action de grâce permanente pour la vocation d’enfants de Dieu que nous avons reçu avant même notre naissance.

 

Dans l’Evangile, Jésus-Christ après avoir cheminé avec les apôtres qui ont fait l’expérience de la mission avec lui, les appelle et les envoie deux à deux proclamer aux hommes la bonne nouvelle du Royaume. Ils reçoivent le pouvoir de guérir toute infirmité et toute maladie et la recommandation d’aller libres et détachés de tout. Les disciples en effet à travers un saint détachement des choses de ce monde doivent avoir le seul souci de l’annonce de la bonne nouvelle. Dieu qui veille sur ses ouvriers à travers les bénéficiaires de la mission prend soin d’eux. Ce n’est qu’en le faisant qu’ils pourront accomplir efficacement leur mission et affronter les difficultés et persécutions liées à la suite du Christ.

 

Aujourd’hui encore, Dieu agit dans notre histoire humaine en suscitant parmi nous des prophètes et missionnaires du Royaume. A travers leurs faiblesses et leur langage humains, Dieu nous appelle à la conversion et à vivre déjà en ce monde comme les fils du Royaume. Nous devons donc écouter et mettre en pratique les nombreux enseignements et interpellations des messagers de Dieu sans chercher à leur opposer des résistances, des actes de mépris et de rejets.

Dieu éternel et tout puissant, c’est par amour pour nous les hommes que tu nous envoies sans jamais te fatiguer tes prophètes et messagers. Tu attends de nous l’écoute et la mise en pratique de ta parole. Sans le soutien de ton Esprit Saint nous n’avons suffisamment de force pour accomplir ta volonté. Nous t’implorons afin que tu nous comble de ton Esprit Saint pour que nos vies correspondent à notre vocation d’enfants de Dieu. Par Jésus le Christ notre Seigneur.

Père Bernard DOURWE, Rcj.

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5 juillet 2018 4 05 /07 /juillet /2018 08:11


1ere lecture : Ez 2, 2-5 ; Ps 122 ; 2eme lecture 2 Co12, 7-10 ; Evangile : Mc 6, 1-6


La liturgie de ce quatorzième dimanche nous invite à méditer sur la mission et les difficultés qu’endurent les prophètes, messagers de Dieu. Jésus lui-même en fait l’expérience par le rejet reçu des siens.


Dans la première lecture, Dieu prend l’initiative de choisir Ezéchiel afin qu’il devienne son messager. Comme tous les prophètes, il reçoit la mission d’aller parler au nom de Dieu au peuple qui s’est détourné de son Dieu. Malgré l’entêtement, la rébellion, l’obstination du peuple, le prophète doit dénoncer les péchés de celui-ci. Il doit annoncer à temps et à contre temps, contre vents et marées la Parole de celui qui l’envoie. Même au risque des persécutions et du rejet il a la mission de ramener le peuple à Dieu. Pour y arriver le Seigneur lui fait don de son esprit. 


Par notre Baptême nous avons aussi été consacrés prophètes du Seigneur. Notre vocation comme chrétien nous appelle donc à être des messagers de Dieu au sein de ce monde qui prend plus plaisir à vivre dans les ténèbres plutôt que dans la lumière. Pour y arriver nous devons permanemment être en contact avec la Parole de Dieu. C’est par elle que Dieu nous parle et nous envoie annoncer à tous les hommes la nécessité de vivre en faisant sans cesse sa volonté et à rejeter le péché qui nous empêche de vivre pleinement en enfant de Dieu.


Dans sa deuxième lettre aux Corinthiens, Saint Paul nous invite à faire l’expérience de la grâce de Dieu qui se manifeste à travers nos faiblesses. La vocation d’apôtre du Seigneur n’a pas fait de lui un homme exceptionnel ou étrange, épargné de toutes formes de difficultés et souffrances. Malgré les multiples signes  qui accompagnent son ministère, il doit faire comme tous les hommes l’expérience de la faiblesse charnelle. Il n’est pas exclu des insultes, des persécutons, des épreuves, des faiblesses. Mais la grâce de Dieu qui est de toujours avec les messagers de Dieu seul est capable de le fortifier car elle seul suffit. 


Par ces faiblesses, Dieu manifeste sa puissance et invite à toujours compter sur lui pour que nos vies deviennent les lieux de la manifestation de sa gloire. Nous devons toujours avoir en esprit que par nos propres forces nous ne saurons parvenir à l’accomplissement de notre mission. Nous devons donc être toujours plein d’humilité car nous ne sommes que des pauvres pécheurs qui avons besoin que Dieu manifeste son amour et sa miséricorde en nous. C’est pourquoi notre vie doit être en permanence l’expression d’action de grâce envers ce Dieu qui nous aime tant en venant au secours de nos faiblesses.


S’il est vrai que le prophète est un instrument de salut de Dieu accordé aux hommes, il n’en demeure pas moins que sa mission de prophète le met en difficultés dans son entourage. Jésus en effet, accueilli et célébré par certains qui reconnaissant en ces paroles une certaine autorité sera rejeté par les siens. Il va faire l’expérience du mépris dans la synagogue de Nazareth. Ses frères, au lieu d’accueillir la Bonne nouvelle venant de lui, vont plutôt s’arrêter sur ses origines humaines en voyant en lui uniquement le fils du charpentier. Cet échec de la prédication à Nazareth ne l’empêchera pourtant pas à continuer contre vents et marées à apporter et à accorder le salut à quiconque se tourne vers lui. Pour les siens et pour tous les hommes il ira jusqu’au bout de sa mission en se donnant totalement pour qu’ils aient la vie en abondance.

Les obstacles rencontrés dans la mission et dans la vie ne doivent donc pas être des occasions d’abandon mais plutôt des motifs à les affronter, à les combattre ou à les surmonter et à aller en avant. La mission est une nécessité et une urgence rien ni personnes ne sauraient l’arrêter car Dieu a besoin que tous les hommes soient sauvé et ce message du salut doit être proclamé jusqu’aux extrêmes frontières de la terre. 

Seigneur notre Dieu, C’est toi qui appelle tant des hommes et des femmes à te suivre malgré leurs faiblesses. Au milieu des leurs ils sont souvent obligés de faire l’expérience des rejets, des humiliations, des persécutions et des mépris. Accorde-leur les dons de ton Esprit Saint afin que jamais ils ne se découragent et n’abandonnent leur mission mais qu’ils soient toujours dévorés du zèle missionnaire pour que ta Bonne Nouvelle soit connue jusqu’aux extrêmes frontières de la terre. Par Jésus le Christ.


Père Bernard Dourwe, Rcj.

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22 juin 2018 5 22 /06 /juin /2018 23:10


1ere lecture Is 49, 1-6 ; Ps 138 ; 2eme lecture Ac 13, 22-26 ; Evangile Lc 1, 57-66.80

Nous célébrons la Solennité de la nativité de Jean Baptiste. De tous les enfants des hommes, seul la nativité de la Vierge Marie et de Jean Baptiste sont célébrées par l’Eglise parce qu’ils occupent une place particulière dans l’histoire du salut. Jean Baptiste est le précurseur immédiat de Jésus-Christ par sa naissance, par sa prédication, par son baptême et par sa mort. Il est le prophète qui assure la transition entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Il aura la grâce de présenter à ses disciples et à la foule nombreuse qui l’écoutent Jésus-Christ comme l’agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, celui qui est plus grand que lui et dont il n’est pas digne de défaire la courroie des sandales. Jésus-Christ dira de lui qu’aucun des enfants des hommes n’est plus grand que lui. Les textes liturgiques proposés à notre méditation nous offrent de percevoir les mystères de sa naissance prodigieuse et de sa vocation comme messager de Dieu. Son élection rappelle celle de Jérémie, sa vie celle des Nazirs, ces hommes voués à Dieu durant toute leur existence ou pour un temps et sa mission est définie dans les mêmes termes que celle d’Elie.
    
Le prophète Isaïe dans la première lecture nous laisse entrevoir la vocation et la mission du serviteur de Dieu comme un choix depuis le sein maternel. Appelé à être son messager, il est la lumière des nations qui a pour mission de ramener le peuple à Dieu, de rassembler le peuple dispersé, de dénoncer ses infidélités et son péché, de témoigner à tous hommes et à toutes les nations l’amour incommensurable de Dieu. Car tous sans aucune exception ont du prix à ses yeux. Pour eux donc, il choisit et envoie son messager comme signe de sa présence et de son amour infini pour tout ce qu’il a créé et désire sauver malgré les nombreux égarements, éloignement  et infidélités de ceux-ci. Jean Baptiste va donc être l’aimé de Dieu choisi pour marcher en sa présence « avec l’esprit et la puissance du prophète Elie, pour faire revenir le cœur des pères vers leurs enfants, ramener les rebelles à la sagesse des justes, et préparer au Seigneur un peuple bien disposé »  (Lc 1, 17).

Sa naissance et la dation de son nom comme Jean, la reprise de la parole par son père Zacharie, qui était devenu muet parce qu’ayant douté du message de l’ange, vont émerveiller les habitants de la Judée car ses parents Zacharie, de la lignée sacerdotale et Elisabeth, considérée stérile dans leur vieillesse n’en revenaient pas que Dieu puisse les visiter et leur accorder de tels prodiges alors que les lieurs d’espoirs étaient déjà perdues après tant d’années d’espérances et de service de Dieu. Cette grâce qui accompagne la naissance du plus grand des enfants des hommes le permettra par la suite de grandir devant Dieu et les hommes en esprit et en sainteté dans la rudesse, le silence et la discrétion du désert jusqu’au jour de sa manifestation publique à Israël comme étant la voix qui crie au désert et qui appelle au repentir car le Seigneur est proche. Comme le prophète Eli, il est chargé de ramener le peuple à Dieu jusqu’au don de sa vie.

Sa mission le conduira à préparer l’avènement de Jésus en proclamant un baptême de conversion pour tout le peuple d’Israël et en conduisant la multitude à Jésus. Une fois accompli sa mission, il s’efface pour laisser place à celui qui est plus grand que lui, celui qui était avant lui dès le commencement, celui qui est digne de recevoir toute gloire car il est l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde et qui donne la vie à tous ceux qui croient en lui.

Tu as voulu Seigneur, que saint Jean Baptiste prépare ton peuple à la venue du Messie ; accorde à ton Eglise le don de la joie spirituelle, et guide l’esprit de tous les croyants dans la voie du salut et de la paix.

Père Bernard Dourwe, Rcj.

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 22:00


1ere lecture : Ez 17, 22-24 ; Ps 91 ; 2eme lecture : 2 Co 5, 6-10 ; Evangile Mc 4, 26-34


Nous le célébrons le onzième dimanche du temps ordinaire B.  La liturgie de ce dimanche nous introduit au mystère du règne de Dieu en nous invitant à l’espérance. A travers la parabole de la petite graine qui pousse jusqu’à devenir un grand arbre, le Seigneur nous invite à une croissance progressive dans notre foi pour avoir place au Royaume de Dieu.


Dans la première lecture, le prophète Ezéchiel, messager de Dieu, annonce des lendemains meilleurs entre Dieu et son peuple. Comme un vieil arbre est remplacé par un jeune arbre, verdoyant et solide, il en sera de même pour le peuple de Dieu découragé et désespéré par l’exil. Ce qui n’est qu’une minuscule bouture va germer et devenir un grand arbre. Ceux qui sont totalement brisés, Dieu les fera vivre merveilleusement. Lui le Dieu d’amour prendra soin de la jeune plante afin que celle-ci puisse croitre et avoir des racines solides en lui. En cet arbre, tous les oiseaux du ciel trouveront refuges. Dieu vient en effet à nous pour nous reverdir, nous donner espoir devant les situations difficiles, désespérantes, nous relever de nos chutes, nous vivifier dans nos sécheresses et nous rendre la dignité des enfants de Dieu créés à son image et à sa ressemblance. La haine, la violence et le mal ne peuvent avoir le dernier mot. C’est l’amour qui triomphera. C’est une bonne nouvelle pour nous aujourd’hui. Rien ne doit ébranler notre foi au Dieu sauveur.

Saint Paul nous invite également à travers sa lettre aux Corinthiens à vivre toujours dans l’espérance en Dieu en demeurant en lui afin que notre vie comme notre mort devienne une louange à Dieu. Car avec le Christ mort et ressuscité pour nous, nous ne nous appartenons plus. La mort qui est indéniable ne devrait donc pas être ni une surprise ni une fin parce que notre foi est en Jésus-Christ le vivant. En lui et par lui, nous devons être confiants que nous aurons la récompense de toutes nos actions au jour du jugement. Le Seigneur nous prépare une demeure éternelle. Il donnera la couronne de gloire à ceux qui auront accompli leur course jusqu’au bout. Ce message de réconfort est aussi une bonne nouvelle pour les chrétiens d’aujourd’hui. Si nous restons reliés au Christ, rien ne peut nous séparer de son amour.


Cette confiance permanente en Dieu trouve motivation en la vocation à la vie éternelle que nous avons depuis notre création. Jésus dans l’Evangile nous appelle en effet à croitre sans cesse comme la semence qui pousse puis est récoltée aux jours de la moisson. Comme la toute petite graine de moutarde qui par la suite devient un grand arbre, il en est en effet de notre vie en lui. Semence enfouit en nos cœurs au jour de notre baptême, le royaume de Dieu doit sans cesse grandir en nous de telle sorte que toute l’humanité trouve refuge et consolation auprès de nous. Ainsi, notre vocation à la suite du Christ, fait de nous des personnes sans cesse en croissance, des personnes pleins de vie qui manifestent à ce monde le déjà là et le pas encore du Royaume de Dieu. Le monde attend donc de nous des signes concrets qui expriment la vie en Dieu.

Sans te voir, Seigneur, nous croyons. Donne-nous la patience pour persévérer dans la construction d’un monde plus juste, plus solidaire et plus fraternel. Que notre vie unie à la tienne contribue à ton règne dans le monde d’aujourd’hui. Amen

 

Père Bernard Dourwe,  Rcj

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 22:25

SOLENNITE DU SAINT SACREMENT B
1ere lecture : Ex 24, 3-8 ; Ps 115 ; 2eme lecture: Hb 9, 11-15 ;  Evangile : Mc 14, 12-16.22-26

Nous célébrons la Solennité du Saint-Sacrement. Le Saint Sacrement est la célébration du don de Jésus-Christ aux hommes en son corps et en son sang comme nourriture et breuvage afin que ceux-ci aient la vie en abondance. Jésus, sous le signe du pain et du vin eucharistiés, donne sa vie aux hommes pour qu’ils reçoivent de sa Pâque toute grâce et tout bien.

Dans la première lecture extraite du livre de l’Exode, Moïse après avoir reçu le don de la loi offre en sacrifice de paix des holocaustes et il immole des jeunes taureaux afin de rendre concret l’alliance entre Dieu et les hommes. Par le sang versé, symbole de la vie, en signe d’alliance, Dieu assure la bienveillance à son peuple. Ce peuple ayant trouvé grâce auprès de Dieu est tenu à la fidélité à cette alliance. Moïse,  jouant le rôle de médiateur entre Dieu et Israël, va asperger le peuple de ce sang pour signifier le don de la vie reçue par Dieu.  Ce don de l’alliance au moyen du sang versé sera compris plutard comme une préfiguration du sacrifice unique et véritable de Jésus-Christ pour sceller une fois pour toute l’alliance entre Dieu et l’humanité.

Dans la deuxième lecture, l’auteur de la lettre aux  Hébreux présente Jésus Christ comme le grand prêtre par excellence, médiateur entre Dieu et les hommes qui établit l’alliance entre Dieu et les hommes par son sang versé sur la Croix. A la différence des grands prêtres de l’ancienne alliance qui offraient le sang des animaux en sacrifice d’expiation, de communion, et de paix extérieurement à eux, Jésus-Christ offre son propre sang pour la rémission de nos péchés. Il purifie par son sang nos cœurs et rend le culte véritable à Dieu. Ce sacrifice définitif scelle une fois pour toute l’alliance éternelle et véritable entre Dieu et les hommes et il devient le gage de notre salut. Désormais, plus besoin d’offrir des sacrifices d’animaux pour trouver grâce auprès de Dieu. Jésus-Christ grand prêtre sur la croix par son sang versé à tout assumé et a réconcilié l’humanité déchue avec le Dieu éternellement miséricordieux. Une histoire nouvelle se noue entre Dieu et les hommes. L’Eucharistie est désormais le signe visible de cette Nouvelle Alliance qui nous procure le salut éternel.

Dans l’Evangile soumise à notre méditation, Jésus-Christ, au soir de sa passion après avoir béni et rendit grâce à Dieu pour le pain venant de lui, le rompt et le donne à ses disciples comme son corps. Il en fait de même pour le vin qui devient son sang, le sang de l’alliance nouvelle versé pour la multitude. Manger ce pain c’est manger son corps et boire de ce vin c’est boire de son sang. Ce pain et ce vin il les offre comme nourriture et boisson de la vie éternelle. Aujourd’hui dans nos eucharisties comme hier au cénacle, le Christ réalise ce qu’il dit : nous sommes sauvés en communiant à sa Pâque jusqu’à ce qu’il vienne. En attendant son retour glorieux, il continue à se rendre présent à ses disciples sous les espèces du pain et du vin consacrés.

Comme notre corps a besoin de la nourriture et de la boisson pour vivre, il en est de même pour notre vie spirituelle. Le don du corps et du sang du Christ est donc en vue de vivifier, de fortifier et de nourrir notre vie spirituelle. Quiconque se nourrit de ce corps et de ce sang fait croitre en lui les grâces de la vie éternelle. Nous sommes donc appelés à accueillir dans la foi et la dévotion le pain de vie que Dieu nous donne en son Fils Jésus-Christ qui s’offre en nous pour que nous n’ayons plus jamais faim ni soif.

Seigneur Jésus-Christ, dans cet admirable sacrement, tu nous as laissé le mémorial de ta passion, donne-nous de vénérer d’un si grand amour le mystère de ton corps et de ton sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de ta Rédemption. Toi qui règnes.

Père Bernard Dourwe, Rcj.

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 21:23


1ere lecture : Dt 4, 32-34.39-40 ; Ps 32 ; 2eme lecture : Rm 8, 14-17 ; Evangile : Mt 28, 16-20


Nous célébrons la solennité de la Sainte Trinité. De toutes les religions révélées, le christianisme grâce à l’incarnation de Jésus-Christ affirme la foi en l’Existence d’un seul Dieu unique en Trois personnes : le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Dès la création Dieu le Père se manifeste comme Créateur, Dieu le Fils est le rédempteur et Dieu l’Esprit Saint est sanctificateur. Ils ne sont pas trois Dieux. Mais un Seul Dieu qui agit en trois personnes. La Sainte Trinité est le mystère d’amour et de communion entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Ils font l’unité dans la nature Divine et la diversité dans les personnes. De telle sorte que le Père, le Fils et l’Esprit Saint bien que différents sont totalement unis. Personne n’agit jamais seul.


     La première lecture extraite du livre de Deutéronome nous offre, par la voix de Moïse, de découvrir l’œuvre du Père. Toute l’œuvre de la création est un don de lui. Là-haut dans les cieux comme ici-bas sur la terre, il n'y a aucune créature, aucun Dieu qui puisse l’égaler. Il est celui qui a tout créé par sa Parole. Comme Dieu d’amour, il a toujours eu souci du salut des hommes. Le don de la loi réalisé à son peuple est donc pour que celui-ci puisse marcher sur ses voies et avoir la vie éternelle.

 
Saint Paul dans sa lettre aux Romains nous offre de découvrir le rôle de l’Esprit Saint dans le mystère de la Sainte Trinité. Esprit de sainteté et de vérité, l’Esprit Saint est la troisième personne de la sainte Trinité. Il est le lien d’amour et de communion entre le Père et le Fils. Le symbole de Nicée Constantinople nous enseigne  que « l’Esprit Saint est Seigneur, il procède du Père et du Fils, avec le Père et le Fils ils reçoivent même adoration et même gloire. Il a parlé par les prophètes. » Promis par Jésus pendant les jours de la sa vie mortelle, l’Esprit Saint nous est donné pour nous aider à comprendre ses enseignements, à être témoins de sa résurrection et de la Bonne Nouvelle en nous conduisant vers la Vérité toute entière. Il continue encore aujourd’hui à œuvrer dans l’Eglise et dans l’Histoire des hommes. C’est lui qui nous met en communion avec le Père et le Fils. C’est lui qui nous permet d’appeler Dieu le Père Abba car il prie en nous et nous ouvre au mystère de Dieu.


Saint Mathieu dans la finale de son Evangile met en lumière l’unité trinitaire qui existe entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Jésus, Fils du Dieu Vivant, verbe fait chair se révèle comme l’exégète du Père et celui qui nous ouvre un pan de voile sur le mystère trinitaire. Il vient au milieu des hommes pour leur faire connaitre qui est Dieu le Père et quelles sont les voies qui nous permettent de parvenir à lui. Venant de Dieu, il se présente comme « le chemin, la Vérité et la Vie » qui nous conduit au Père car nul ne peut aller au Père sans passer par lui. C’est au nom du Dieu Un et Trine qu’il envoie les disciples en mission afin de conduire la multitude des peuples à Dieu en les baptisant au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.


Célébrer la Sainte Trinité, c’est célébrer la relation d’amour qui existe entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. Le Père est l’Aimant, le Fils est l’Aimé et l’Esprit Saint est l’Amour. Ils vivent en Communion parfaite de telle sorte que le Fils fait ce que veut le Père et l’Esprit Saint réalise ce qui vient du Père et du Fils. Tous sont associés à l’œuvre de la Création, de la Rédemption et de la Sanctification des hommes. Comme Communion d’amour, ils sont un modèle d’Amour et d’Unité dans la diversité qui s’offre à nos familles et à nos relations interpersonnelles. En effet, à l’image de la Sainte Trinité, nos familles qui sont en principe unies de par leur nature  sont appelées à demeurer unies dans la diversité de ses personnes. Le père est diffèrent de la mère et des fils et filles mais ils se reconnaissent comme faisant partir d’une seule et même famille. Ils doivent donc tous contribuer à œuvrer ensemble dans le respect des diversités, des dons, des charismes personnels qui ne sont pas là pour nous diviser mais plutôt nous enrichir mutuellement.

Dieu notre Père, tu as envoyé dans le monde ta Parole de vérité et ton Esprit de Sainteté pour révéler aux hommes ton admirable mystère ; donne-nous de professer la vrai foi en reconnaissant la gloire de l’Eternelle Trinité, en adorant son Unité toute-puissante. Par Jésus.

Père Bernard Dourwe, Rcj.

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 22:55


1ere lecture : Ac 2, 1-11 ; Ps 103 ; 2eme lecture : Ga 5, 16-25, Evangile : Jn 15, 26-27 ; 16, 12-15


Nous célébrons la Pentecôte. La pentecôte clôture la cinquantaine au cours de laquelle l’Eglise chaque année, célèbre la Paque du Christ. Etapes décisives de l’Histoire du salut qui se déploie depuis les origines et culminera avec le retour glorieux du Seigneur à la fin des temps, l’Incarnation du Fils de Dieu et sa Résurrection sont en étroite relation. Cinquante jours après sa résurrection, et dix jours après son ascension, le Seigneur fait don de l’Esprit Saint à ses apôtres.


Annoncé par les Ecritures anciennes, promis par le Seigneur à plusieurs reprises  surtout au moment où il devait passer de ce monde à son Père, l’envoie de l’Esprit Saint inaugure le temps nouveau : celui de la mission de l’Eglise au sein de ce monde par l’entremise des disciples. Le Christ par son Esprit reste présent au sein de ce monde. Sa présence est matérialisée par la suite de la mission réalisée par les apôtres qui proclament les merveilles de Dieu en de diverses langues grâce aux dons de l’Esprit Saint.


L’Esprit Saint est désormais le protagoniste de la mission. Promis comme le Défenseur, le Paraclet, l’Esprit de Vérité, est chargé de nous conduire vers la vérité toute entière et à mieux nous faire comprendre les enseignements du Maitre. Au jour de la pentecôte, il libère les apôtres de leur peur et leur offrent de se faire entendre par la multitude de juifs rassemblés à Jérusalem venant de toutes les contrés du monde. Tous sont émerveillés des œuvres du Seigneur qui permet aux simples hommes de Galilée de réaliser des prodigues. Grace à l’Esprit, l’unité que Babel avait brisée suite aux désirs des hommes de surpasser Dieu, causant ainsi l’impossibilité de se faire entendre est restaurée. Le langage nouveau de l’Esprit qui est un langage d’amour, de paix, de joie, de justice, de réconciliation, de bonté, de service, patience, de miséricorde, de bienveillance, d’humilité, de maitrise de soi, de pardon, d’unité permet aux hommes de prendre conscience que notre vocation est d’être tous fils et filles d’un seul et même père qui nous appelle à vivre dans la paix et l’harmonie des enfants de Dieu. 


Cet Esprit déposé sur les apôtres sous forme de feu ouvre l’Eglise à des horizons nouveaux : annoncer et témoigner sans aucune crainte aux hommes que Dieu par son fils Jésus-Christ a sauvé l’humanité par sa mort et sa résurrection, accorder le pardon aux hommes, les conduire à la sainteté en les transmettant le salut. Cette annonce de la Bonne Nouvelle ne peut plus être retenue par les seuls témoins du Christ ressuscité. Elle doit être connue dans tous les confins de la terre. Les apôtres par le courage extraordinaire qu’ils reçoivent de l’Esprit Saint peuvent désormais briser les barrières linguistiques, spaciales, ethniques et socio-culturelles pour faire connaitre ce prodige inédit.


Nous devons donc pour rendre concret le don de l’Esprit Saint dans nos vies « vivre sous la conduite de l’Esprit Saint » afin de ne plus obéir aux tendances égoïstes de la chair. Ces tendances constituées de la débauche, l’impureté, l’obscénité, l’idolâtrie, la sorcellerie, la haine, des querelles, la jalousie, la colère, l’envie, les divisions, le sectarisme, la rivalité, la beuverie, la gloutonnerie, nous éloignent les uns les autres et nous empêchent de resplendir en ce monde comme les fils de lumière et par la fin d’hériter du Royaume de Dieu. Notre existence devient donc grâce à l’Esprit un combat permanent contre les tendances de la chair qui tendent à nous détourner des tendances de l’esprit.


Nous devons manifester la présence de l’Esprit Saint au sein de notre monde par le témoignage qu’il nous inspire car ce qui vient de lui est conforme au Père et au Fils. En effet, ils ne font qu’une seule et même communauté d’Amour. « Avec le Père et le Fils ils reçoivent même adoration et même gloire ». Sa présence est également la Présence du Père et du Fils qui accomplissent la même mission au sein de l’Eglise. Il  vivifie et sanctifie toute l’Eglise au nom du Père et du Fils.

Aujourd’hui, Seigneur, par le mystère de la pentecôte, tu sanctifies ton Eglise chez tous les peuples et dans toutes les nations ; répands les dons du Saint Esprit sur l’immensité du monde, et continue dans le cœur des croyants l’œuvre d’amour que tu as entreprise au début de la prédication évangélique. Par Jésus.

Père Bernard Dourwe, Rcj.

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11 mai 2018 5 11 /05 /mai /2018 02:42

 

1ere lecture : Ac 1,1-11,  Ps 46 ; 2eme lecture : Ep4 1-16, Evangile : Mc 16, 15-20

Nous célébrons l’Ascension du Seigneur. Trois jours après sa passion et sa mort, Jésus-Christ est ressuscité des morts en sortant vivant et victorieux du tombeau, quarante jours durant, il va se manifester à ses apôtres en de diverses circonstances afin de les réconforter, de les aider à comprendre le sens des Ecritures à propos de lui et par la suite les envoyer en mission. Après ce temps d’intense catéchèse, il s’en va vers son Père siéger à sa droite et nous préparer une place auprès de lui.

Dans la première lecture extraite du livre des Actes des Apôtres, saint Luc commence son œuvre en décrivant à la suite de la finale de son évangile l’évènement de l’Ascension du Seigneur. Quarante jours après sa résurrection, accompagnée de nombreuses apparitions et des enseignements sur le Royaume des Cieux, Jésus retourne vers son Père. Les témoins du ressuscité grâce au don de l’Esprit Saint sont désormais appelés à cesser de regarder vers le ciel mais plutôt à aller dans le monde entier témoigner de tout ce qu’ils ont vu et entendu. Le départ du Christ, loin de mettre fin à sa mission est l’ouverture et le commencement d’une ère nouvelle. L’ascension fait ainsi charnière entre le ministère de Jésus et le temps de la mission de l’Eglise, lui-même orienté vers le retour du Seigneur. 

Le Christ qui siège à la droite du Père est également présent au milieu des siens sous une autre forme. Sa présence invisible s’intensifie. Elle acquiert une profondeur et une extension que ne lui permettait pas son corps terrestre. Grace à l’Esprit, elle se fixera à jamais là où Jésus avait appris à ses Apôtres à le reconnaitre : la parole, les sacrements, le prochain et surtout la mission. Il ne s’agit pas, dès lors de contempler le ciel, mais d’être les témoins du ressuscité sur la terre des hommes, de coopérer avec lui à l’extension de son Règne. Il les envoie donc en mission afin qu’ils continuent partout dans le monde entier la mission qu’il a commencé : faire connaitre aux hommes le règne de Dieu en proclamant la Bonne Nouvelle à toute la création, faire des nouveaux baptisés pour qu’ils aient le salut, apporter guérisons et réconfort aux malades et conduire les hommes à Dieu. 
Cette annonce de la Bonne Nouvelle exige des disciples qu’ils aient entre eux beaucoup d’humilité, de douceur et de patience, qu’ils se supportent les uns les autres avec amour, qu’ils aient à cœur de garder l’unité dans l’esprit par le lien de la paix, de vivre dans la vérité d’amour, nous rappelle saint Paul dans sa lettre aux Ephésiens. 

L’Ascension du Seigneur réjouit le cœur des disciples, parce qu’elle célèbre l’exaltation du Christ ressuscité à la droite du Père. Mais elle est aussi un avantage pour les croyants, ainsi que Jésus l’a dit lui-même à ses Apôtres, au soir de la dernière Cène (Jn16, 7). Elle inaugure une ère nouvelle de l’histoire du salut : celle du don de l’Esprit répandu à profusion sur les croyants, et celle de la prédication dans le monde entier, de la Bonne Nouvelle du salut acquis par la mort et la résurrection du Fils de Dieu fait chair.  Cette prédication engage chacun de nous à être au sein de ce monde les témoins de la présence de Dieu qui aime tous les hommes et ne veut en perdre aucun. 

La célébration de l’Ascension tourne donc notre regard vers le monde où nous vivons. Là se construit patiemment et humblement, dans l’amour le Corps dont le Christ est la Tête. Car le Seigneur n’a pas abandonné les siens. Il est au contraire d’autant plus présent au milieu d’eux qu’il ne se trouve plus soumis aux contraintes de la condition humaine qui limitait son action dans le temps et dans l’espace.

Dieu qui élèves le Christ au-dessus de tout, ouvre-nous à la joie et à l’action de grâce, car l’Ascension de ton Fils est déjà notre victoire : nous sommes les membres de son corps, il nous a précédé dans la gloire auprès de toi, et c’est là que nous vivons en espérance. Par Jésus.

 

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